L’Herbier : Une aventure poétique et botanique

Un voyage initiatique Avec L’Herbier, Arwen Duault-Salmona et Marie Bauduin nous livrent un court-métrage d’animation subtil et immersif. Réalisé dans le cadre de leur projet de fin d’études, ce film de 5 minutes 34 secondes nous plonge dans un univers où nature et entraide se conjuguent harmonieusement. L’histoire suit Brindille, une petite souris passionnée de…

petite souris dans la forêt

Un voyage initiatique

Avec L’Herbier, Arwen Duault-Salmona et Marie Bauduin nous livrent un court-métrage d’animation subtil et immersif. Réalisé dans le cadre de leur projet de fin d’études, ce film de 5 minutes 34 secondes nous plonge dans un univers où nature et entraide se conjuguent harmonieusement. L’histoire suit Brindille, une petite souris passionnée de botanique, déterminée à compléter son herbier. Son expédition à travers la forêt la confrontera à divers défis, mais lui offrira aussi une rencontre précieuse avec Ash, un hérisson partageant la même fascination pour les plantes. De cette rencontre naîtra une complicité, scellant une belle leçon d’amitié et de persévérance.

Dans un registre mêlant action, aventure et fantastique, L’Herbier séduit par la fluidité de sa narration et la douceur innocente de son atmosphère. Conçu pour un public de tout âge, le film célèbre des valeurs universelles telles que le courage et l’entraide.

Un défi technique et artistique

L’esthétique de L’Herbier témoigne d’un soin particulier apporté aux décors et à l’animation. Le film a été réalisé en combinant des décors peints sur Photoshop et une animation conçue sous Toon Boom Harmony. La mise en scène sobre et efficace permet une immersion totale dans cette forêt à la fois mystérieuse et apaisante.

La direction artistique révèle d’ailleurs un soin particulier apporté aux ambiances et aux détails, avec pour résultat un univers visuel enchanteur. Malgré les contraintes de temps et une réorganisation en pré-production, les réalisatrices expriment un regret quant à l’impossibilité de peindre les décors, le résultat n’en reste pas moins charmant pour le spectateur.

Une expérience sensorielle

À travers une mise en scène sobre et épurée, le court métrage dépeint une forêt dans laquelle chaque élément visuel et sonore contribue à l’enchantement du spectateur. La musique et le design sonore viennent alors sublimer l’expérience sensorielle. Alexis Bauduin et Sofian Benferhat-Vadam ont composé la bande-son qui repose principalement sur les bruits naturels de la forêt, ponctuées de quelques notes musicales qui rythment avec délicatesse les actions de Brindille.

Cette approche minimaliste confère au film une dimension organique, renforçant l’impression d’une aventure à la fois intime et universelle. Le rythme du court-métrage, délicatement cadencé, invite ainsi petits et grands à se laisser emporter dans ce voyage contemplatif.

Ainsi, L’Herbier s’impose comme un court-métrage sensible et maîtrisé, où la simplicité devient une force narrative et visuelle. Les réalisatrices, Arwen Duault-Salmona et Marie Bauduin, signent un conte animé empreint de douceur pour un message inspirant sur la persévérance et la magie des rencontres.